Cancer colorectal : 8 mythes qui persistent… et les faits à connaître

Modèle 3D du colon avec des lésions et un possible cancer colorectal

Mars est le Mois de sensibilisation au cancer colorectal. Chaque année, cette période vise à rappeler l’importance du dépistage et à mieux informer la population sur cette maladie qui demeure l’un des cancers les plus fréquents au Canada.

Malgré les avancées en prévention et en matière de traitement, plusieurs idées reçues continuent de circuler. Ces mythes peuvent retarder le dépistage, banaliser certains symptômes ou créer des inquiétudes inutiles. Voici donc un tour d’horizon des mythes les plus répandus — et des faits à retenir.

Mythe 1 : « Le cancer colorectal touche seulement les personnes âgées »

Il est vrai que le risque augmente avec l’âge, notamment après 50 ans. Cependant, on observe depuis plusieurs années une hausse des cas chez les adultes plus jeunes.

Même si vous avez moins de 50 ans, il est important de consulter si vous présentez des symptômes inhabituels (saignement dans les selles, changement persistant du transit, douleurs abdominales, fatigue ou perte de poids inexpliquée). Le cancer colorectal n’est pas exclusivement une maladie des aînés.

Mythe 2 : « Si je n’ai aucun symptôme, je n’ai pas besoin de dépistage »

C’est l’un des mythes les plus dangereux.

Le cancer colorectal peut évoluer pendant plusieurs années sans provoquer de symptômes. Le dépistage vise justement à détecter des lésions précancéreuses (polypes) ou un cancer à un stade précoce, avant l’apparition de signes cliniques.

Attendre d’avoir des symptômes peut retarder un diagnostic qui aurait pu être posé plus tôt.

Mythe 3 : « Je ne suis pas à risque parce que personne dans ma famille n’a eu ce cancer »

Les antécédents familiaux augmentent le risque, mais ils ne sont pas présents dans la majorité des cas.

Des facteurs comme l’alimentation, le tabagisme, la sédentarité, l’obésité ou la consommation d’alcool jouent aussi un rôle majeur en ce qui a trait aux risques. Même sans historique familial, le dépistage demeure recommandé selon l’âge et le profil de risque.

Mythe 4 : « Un test de dépistage positif signifie que j’ai un cancer colorectal »

Un résultat positif à la suite d’un test RSOSi (recherche de sang occulte dans les selles) ne veut pas dire qu’un cancer est présent. Il indique simplement qu’il pourrait y avoir des traces de sang invisible à l’œil nu dans les selles, ce qui nécessite des investigations supplémentaires.

La coloscopie ou la sigmoïdoscopie permet alors de visualiser directement le côlon et, au besoin, de retirer des polypes ou de procéder à des biopsies. Dans plusieurs cas, aucune tumeur maligne n’est détectée.

Mythe 5 : « Les polypes sont forcément cancéreux »

La plupart des polypes ne sont pas cancéreux au moment où ils sont découverts. Cependant, certains types de polypes peuvent évoluer en cancer.

C’est précisément pourquoi l’endoscopie digestive joue un rôle clé. Ça permet de retirer ces lésions avant qu’elles ne deviennent problématiques. Le dépistage est donc un geste de prévention concret.

Mythe 6 : « La coloscopie est très douloureuse et risquée »

La coloscopie est un examen sécuritaire, pratiqué quotidiennement en clinique spécialisée. Elle est généralement réalisée sous sédation légère afin d’assurer le confort du patient.

Comme toute procédure médicale, elle comporte un faible risque de complications, mais celles-ci demeurent rares. Pour la majorité des patients, l’examen est bien toléré et se déroule sans incident.

Mythe 7 : « Le cancer colorectal est toujours fatal »

Lorsqu’il est détecté à un stade précoce, le cancer colorectal se traite beaucoup mieux et les taux de survie sont nettement plus élevés.

Le pronostic dépend en grande partie du stade au moment du diagnostic — d’où l’importance du dépistage régulier et d’une consultation rapide en cas de symptômes.

Mythe 8 : « Parler de cancer colorectal, c’est exagéré ou alarmiste »

Aborder le sujet du cancer colorectal n’est pas alarmiste : c’est une démarche de prévention.

Le silence et la gêne entourant les symptômes digestifs peuvent retarder les consultations. Informer, sensibiliser et normaliser la discussion permettent au contraire de sauver des vies.

La prévention commence par l’information

Le Mois de sensibilisation au cancer colorectal est l’occasion idéale pour faire le point sur sa santé digestive. Le dépistage n’est pas seulement un examen : c’est un outil de prévention qui peut faire toute la différence.

Si vous avez des questions concernant votre risque personnel, vos symptômes ou les options de dépistage comme le test RSOSi ou la coloscopie, une consultation avec un médecin peut vous aider à déterminer la démarche appropriée.

Mieux comprendre les faits, c’est déjà un premier pas vers la prévention.

 

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