Distinguer la maladie inflammatoire de l’intestin du syndrome du côlon irritable

Distinguer la maladie inflammatoire de l’intestin du syndrome du côlon irritable

La digestion est un phénomène variable, qui change en fonction du système de chacun et sur lequel l’alimentation a un impact direct. S’il nous arrive tous de vivre des inconforts digestifs (ballonnements, gaz, diarrhées, constipation), ceux-ci peuvent être le signe d’affections ou de maladies plus sévères. C’est le cas de la maladie inflammatoire de l’intestin (MII) et du syndrome du côlon irritable ou syndrome de l’intestin irritable (SII). Si on a tendance à faire un amalgame entre ces différents problèmes, il est important de les différencier, car leur gravité et le niveau de suivi demandé ne sont pas les mêmes.

 

La maladie inflammatoire de l’intestin

 

L’expression maladie inflammatoire de l’intestin désigne deux maladies distinctes, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, qui toucheraient au total autour de 230 000 personnes au Canada. Les deux se caractérisent par une inflammation des parois du tube digestif, ce qui occasionne plusieurs conséquences : douleurs, mauvaise absorption de certains nutriments, affectation du transit, diarrhées, etc. Ce qui les distingue, c’est la section du tube digestif touché, de même que l’étendue et la profondeur de l’inflammation :

 

  • Colite ulcéreuse : elle affecte uniquement la muqueuse interne de l’intestin et ne touche que le côlon. La maladie progresse du bas vers le haut en commençant par l’anus. Dans les cas les plus graves, elle peut toucher l’entièreté du gros intestin.
  • Maladie de Crohn : elle peut affecter toute l’épaisseur de la paroi intestinale (muqueuse, muscle, couche externe) et elle peut atteindre n’importe quelle partie du tube digestif. L’inflammation peut toucher une grande section continue ou se manifester à plusieurs endroits en même temps, sous forme de bandes. La dernière partie de l’intestin grêle (appelé iléon terminal) est la partie la plus souvent affectée.

 

Comme il s’agit d’une maladie et que celle-ci peut évoluer, différentes interventions et différents traitements médicaux peuvent être nécessaires. La prise de médicaments peut permettre de réguler les effets de la maladie et sa progression. La chirurgie et le recours à une stomie peuvent également être envisagés. De plus, la MMI constitue un facteur de risque pour le cancer colorectal.

 

Le syndrome du côlon irritable

 

Le syndrome du côlon irritable, aussi appelé syndrome de l’intestin irritable (SII) est souvent associé, à tort, aux maladies inflammatoires de l’intestin ; ce sont deux affections complètement différentes. On estime que ce syndrome toucherait environ 5 millions de Canadiens.

 

Dans le cas du SII, il n’y a pas de maladie visible et les risques de complications ou d’évolution en cancer sont assez minimes. Ce trouble est plutôt causé par un dysfonctionnement du tube digestif dont les causes sont généralement difficiles à identifier. Il est important de spécifier que la maladie inflammatoire de l’intestin n’est pas une évolution du syndrome du côlon irritable, et ce, même si certaines personnes peuvent être atteintes des deux troubles à la fois. Par ailleurs, il est possible de limiter les effets du SII par des moyens simples comme le contrôle du stress et du sommeil, l’activité physique et l’alimentation. La prise de médicaments et le recours à la chirurgie ne sont toutefois pas des avenues de traitement courantes.

 

 

Au final, il s’agit là de troubles intestinaux importants qu’il est primordial de bien diagnostiquer afin de prévoir le bon suivi et le bon traitement. Grâce à leur expertise et leurs grandes connaissances du tube digestif, les gastroentérologues de la Clinique 1037 peuvent être consultés si vous croyez être atteints de ces troubles. Ainsi, une fois le diagnostic posé, ils pourront vous conseiller afin de vous aider à préserver votre qualité de vie.